Marie Laforêt connaît une petite enfance difficile. En mai 1945, après la Libération, la famille s’installe à Valenciennes où son père devient directeur d’une manufacture de chemin de fer.

Puis, elle est adolescente lorsqu’elle arrive à Paris avec sa famille. Au lycée, elle découvre le théâtre et, à 16 ans, joue Les Fausses confidences de Marivaux pour un spectacle de fin d’année.

Etudiante, elle accompagne sa soeur Alexandra à un concours de théâtre, Naissance d’une étoile, organisé par Europe 1. Elle s’inscrit initialement pour se libérer d’une certaine timidité. A sa grande surprise, la jeune fille remporte le concours et un rôle dans le prochain film de Louis Malle, Une victoire d’après Joseph Conrad.

Le projet de film est finalement abandonné mais Marie Laforêt décroche un rôle dans Plein Soleil (1960) de René Clément, aux côtés d’Alain Delon et Maurice Ronet. Ses débuts au cinéma sont prometteurs et rapidement elle obtient de nombreux rôles La fille aux yeux d’or (1961), Le Rouge et le noir (1961), Leviathan (1962)…

Actrice populaire, Marie Laforêt multiplie les collaborations tout au long de sa filmographie ; Edouard Molinaro (La chasse à l’homme), Claude Chabrol (Marie-Chantal contre le docteur Kha), Georges Lautner (Flic ou voyou, Joyeuses Pâques), ou encore Henri Verneuil (Les Morfalous). En 1987, elle tourne Fucking Fernand sous la direction de Gérard Mordillat et reçoit une nomination au César de la meilleure actrice dans un second rôle.

Durant la décennie 90, l’actrice tourne pour les cinéastes italiens, puis revient à l’affiche de Dis-moi oui d’Alexandre Arcady en 1995. Plus rare au cinéma, l’actrice choisit ses rôles avec parcimonie (Villa Vanille en 1998, Les bureaux de Dieu 2008). Sur les planches, l’actrice s’illustre dans le rôle de Maria Callas en 1999, à l’affiche de Master Class qui lui vaut une nomination au Molière de la meilleure comédienne. En 2008, elle reprend le rôle de la cantatrice pour quelques représentations exceptionnelles de Master Class.

Parallèlement, Marie Laforêt entame une carrière de chanteuse dès la fin des années 50. En 1963, elle remporte un énorme succès avec le titre Les vendanges de l’amour.

Entre 1964 et 1979, elle publie une douzaine d’albums aux sonorités parfois folkoriques, et contribue à développer la « world music » en France (Que calo la vida, La cantante dagli occhi d’Oro…). Puis après une éclipse de plusieurs années, elle publie un nouvel album en 1993 intitulé Reconnaissances dont elle signe certains textes.

Côté vie privée, Marie Laforêt a été mariée à cinq reprises. En novembre 1961, elle épouse le réalisateur Jean-Gabriel Albicocco, mais le mariage tourne court rapidement. En 1965, elle se remarie avec Judas Azuelos avec lequel elle a deux enfants Lisa Azuelos (née en 1965) et Jean-Mehdi-Abraham Azuelos (né en 1967).

Mais le couple se sépare après deux ans de mariage. En 1971, elle épouse Alain Kahn-Sriber avec lequel elle a une fille Eve-Marie Deborah (née en 1974). En 1980, elle se marie avec Pierre Meyer, mais le couple se sépare après quelques années. En 1990, elle épouse en cinquièmes noces Eric de Lavandeyra dont elle est divorcée depuis.